Le thermomètre d'une pharmacie indique 42,5°C, le 25 juillet 2019 lors d'un épisode de canicule à Paris  © AFP/Archives BERTRAND GUAY

Le thermomètre d'une pharmacie indique 42,5°C, le 25 juillet 2019 lors d'un épisode de canicule à Paris © AFP/Archives BERTRAND GUAY

Le mois de juillet 2019, marqué par une canicule exceptionnelle en Europe, a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde, juste au-dessus du mois de juillet 2016, selon les données du service européen Copernicus sur le changement climatique.

« Le mois de juillet est généralement le mois le plus chaud de l’année dans le monde, mais selon nos données [ce mois de juillet 2019] est également le mois le plus chaud jamais mesuré, de justesse », déclare lundi dans un communiqué le chef du service Jean-Noël Thépaut. « Avec la poursuite des émissions de gaz à effet de serre et l’impact sur l’augmentation mondiale des températures, des records continueront à être battus », a-t-il insisté. Selon les données de Copernicus, le mercure est monté en juillet 0,04 °C plus haut que le précédent record de juillet 2016, année marquée par l’influence d’un puissant El Niño. 

Mois de juillet le plus chaud  © AFP Paz PIZARRO

Mois de juillet le plus chaud © AFP Paz PIZARRO

Cet écart est tellement faible qu’il est possible que d’autres organismes de référence, qui collectent et analysent les données de façon un peu différente, ne parviennent pas à la même conclusion, note le communiqué. L’Agence atmosphérique américaine NOAA n’a pas encore publié ses conclusions pour le mois de juillet.

Selon Copernicus, la température du mois de juillet 2019 a été 0,56 °C plus élevée que la moyenne de la période 1981-2000. C’est près de 1,2 °C au-dessus du niveau préindustriel, base de référence des experts de l’ONU sur le climat. Le mois de juillet a notamment été marqué par une canicule courte, mais très intense en Europe de l’Ouest, où plusieurs pays comme l’Allemagne, la Belgique ou les Pays-Bas, ont battu leur record absolu de chaleur.

Selon Copernicus, les températures ont également été au-dessus de la normale en Alaska, au Groenland et dans certaines parties de la Sibérie, ainsi qu’en Asie centrale et certaines régions de l’Antarctique. « Il y toujours eu des étés chauds. Mais ce n’est pas l’été de notre jeunesse. Ce n’est pas l’été de nos grands-pères », a commenté il y a quelques jours le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres. « Si nous ne faisons rien contre le changement climatique maintenant, ces événements météo extrêmes seront la partie émergée de l’iceberg. Iceberg qui fond rapidement lui-même », a-t-il ajouté.

L’Organisation météorologique mondiale estime que 2019 devrait être dans le top 5 des années les plus chaudes. « L’année 2019 a été très chaude jusqu’ici. Tous les mois de 2019 se sont classés parmi les 4 mois en question les plus chauds et juin 2019 a été le mois de juin le plus chaud jamais mesuré », a précisé lundi Copernicus.