L'Autorité de sûreté nucléaire a encore épinglé la centrale nucléaire de Gravelines pour ses performances en 2021 en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection © AFP/Archives Philippe Huguen

L'Autorité de sûreté nucléaire a encore épinglé la centrale nucléaire de Gravelines pour ses performances en 2021 en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection © AFP/Archives Philippe Huguen

La plus puissante centrale nucléaire d'Europe de l'Ouest, celle de Gravelines dans le Nord, vient une nouvelle fois d’être épinglée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Les performances 2021 en sûreté nucléaire et en radioprotection sont jugées insatisfaisantes. En revanche, l’ASN juge correcte les performances de la centrale pour la protection de l’environnement, contrairement à l’année dernière. 

« Les performances en matière de sûreté nucléaire ne se sont pas améliorées en 2021, notamment en matière de rigueur d’intervention », précise l’ASN, pointant des « pratiques ou comportements inadaptés » dans cette centrale, dont les six réacteurs de 900 MW ont été mis en service entre 1980 et 1985. Pour la radioprotection, l’ASN juge que « la situation reste dégradée et que le site ne parvient toujours pas à rétablir un niveau satisfaisant ». L’ASN constate aussi que 2021 a été marquée par « des prolongations importantes des durées d’arrêt pour maintenance et renouvellement en combustible des réacteurs »

« Gravelines est plutôt en fin de peloton, mais n’a pas décroché », a souligné Rémy Zmyslony, chef de la division de Lille de l’ASN. « Le niveau d’exigence que demande l’ANS est élevé : ce n’est pas parce que les résultats sont sous la moyenne que la centrale n’est pas sure ». À l’issue de sa quatrième visite décennale, achevée en avril, et d’une enquête publique qui doit se tenir fin 2022, début 2023, l’ASN devra autoriser ou non la poursuite de l’exploitation du réacteur 1 au-delà de 40 ans.