La Corée du Sud a lancé sa première fusée spatiale de conception nationale, quelques mois après l'échec en octobre d'un premier lancement © AFP Jung Yeon-je

La Corée du Sud a lancé sa première fusée spatiale de conception nationale, quelques mois après l'échec en octobre d'un premier lancement © AFP Jung Yeon-je

La Corée du Sud vient de lancer, mardi 21 juin, sa première fusée spatiale de conception nationale. Le lancement a été diffusé à la télévision à 16 h locale, 7 h GMT. Le Korea Satellite Launch Vehicle II est une fusée à carburant liquide de 200 tonnes appelée Nuri. Elle a décollé du site de lancement de Goheung, au sud du pays. D’après un commentateur : « il semble que tout se passe comme prévu ». 

Ce deuxième essai intervient huit mois après l’échec du premier lancement. Les trois étages de la fusée avaient fonctionné, l’amenant à une altitude de 700 kilomètres, et la charge utile de 1,5 t s’était séparée avec succès. Mais elle n’avait pas réussi à mettre en orbite un satellite factice, le moteur du troisième étage s’étant arrêté de fonctionner plus tôt que prévu. La fusée n’avait pas réussi à envoyer en orbite sa charge utile factice. 

Lors du test de mardi, outre le satellite factice, Nuri transportait un satellite de vérification des performances de la fusée et quatre satellites développés par quatre universités locales à des fins de recherche. Il a fallu une dizaine d’années pour développer cette fusée, pour un coût de 2 000 milliards de wons (1,46 milliard d’euros). Avec ses six moteurs à carburant liquide, elle pèse 200 tonnes et mesure 47,2 m de long. 

Longtemps à la traîne dans la conquête spatiale, la Corée du Sud rattrape peu à peu son retard en tant que 12e économie mondiale.