La fusée SLS au Kennedy Space Center à Cap Canaveral, en Floride, le 15 juin 2022 © AFP/Archives Eva Marie Uzcategui

La fusée SLS au Kennedy Space Center à Cap Canaveral, en Floride, le 15 juin 2022 © AFP/Archives Eva Marie Uzcategui

La Nasa vient de réaliser mardi 21 juin le quatrième et dernier test de sa fusée qu’elle doit envoyer sur la Lune. Cette dernière a validé 90 % des objectifs fixés, cependant la date de décollage n’est pas encore fixée.

Les équipes du centre spatial Kennedy ont lancé le test samedi. Objectif : remplir les réservoirs de la fusée SLS de carburant liquide, enclencher un compte à rebours pour le décollage et simuler des événements imprévus, puis vider les réservoirs. Les trois précédentes tentatives ont vu les problèmes se multiplier et il était impossible d’alimenter la fusée en centaines de milliers de gallons d’hydrogène et d’oxygène liquides surfondus.

Cette fois-ci, les ingénieurs ont réussi à remplir les réservoirs. Mais ils ont aussi fait face à un nouveau problème de fuite d’hydrogène qu’ils n’ont pas pu résoudre. « Je dirais que nous en sommes à 90 % de là où nous devons être globalement », a déclaré le responsable de la mission Artemis, Mike Sarafin, aux journalistes. Il a ajouté que la Nasa était toujours en train de décider si elle avait besoin d’une autre répétition ou si elle pouvait procéder directement au lancement. 

Trois missions

La première mission, Artemis-1, est prévue cet été. C’est un vol d’essai, sans passagers, la fusée doit parcourir la face cachée de la Lune. La deuxième mission n’est pas prévue avant 2026, Artémis-2 sera le premier test avec un équipage, volant autour de la Lune, mais n’alunissant pas, tandis qu’Artemis-3 verra la première femme et la première personne de couleur se poser sur le pôle Sud lunaire.