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Vue d'artiste du redécollage de Chang E 6, avec des échantillons de sol lunaire © NAOC

L’idée était dans l’air depuis quelques mois. Après plusieurs missions lunaires automatiques, la Chine souhaite coopérer avec d’autres pays dans l’exploration de notre satellite.

Le 6 novembre, le président français Macron et son homologue chinois Xi Jinping ont signé un accord sur l’emport de 25 kg de charge utile française sur la sonde lunaire Chang’E 6.

Cette sonde qui doit se poser sur la face cachée de la Lune entre fin 2023 et 2024 emportera une expérience française développée par l’Institut de Recherche en Astrophysique et Planétologie (IRAP). Cette expérience, nommée « Dorn », acronyme pour « Detection of Outgassing RadoN », mesurera le taux de radon dans le sol et l’exosphère lunaire, l’immédiat environnement du sol lunaire. Ce gaz très tenu est libéré par le sol : comprendre sa circulation au ras du sol permettrait de mieux appréhender la circulation des gaz dans l’environnement lunaire.

Il ne s’agira que d’une mission de démonstration. Chang E 6 devrait rester environ deux jours sur le sol lunaire. Ce ne sera pas suffisant pour analyser la circulation du Radon, mais cela permettra de valider ou non les techniques utilisées.

La Chine a un programme d’exploration lunaire important et c’est la première fois qu’une agence spatiale étrangère est invitée à participer à ce programme.