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La Lune n’est pas un lieu tranquille et mieux vaut ne pas l’oublier si les humains veulent y retourner en 2024.

Ainsi, une étude de 2010 faite à partir des images de la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) avait révélé que la Lune s’était contractée en se refroidissant, avec comme résultat la formation de milliers de failles de compression à sa surface.

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Le premier sismomètre lunaire déposé par la mission Apollo 11 il y a près de cinquante ans © Nasa

En procédant à une nouvelle analyse des données obtenues par les quatre sismomètres laissés sur la Lune lors des missions Apollo, des scientifiques de l’université de Maryland, aux États-Unis, ont réussi à localiser 28 épicentres des dizaines de petits séismes enregistrés. Ces épicentres ont été comparés aux images des failles enregistrées par LRO et dans huit cas, il a été établi que les tremblements du sol étaient associés aux failles, et ne devaient rien à des impacts de météorites.

Cela prouve non seulement que la Lune a été active dans un passé lointain, mais aussi qu’elle l’est encore aujourd’hui. Ces tremblements de sol ne sont pas forcément négligeables : le plus puissant a atteint une magnitude de 5 sur l’échelle de Richter, suffisamment pour constituer un danger potentiel pour une éventuelle base lunaire habitée.