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Le T-Rex exposé chez Christie’s, à New York. La tête étant trop lourde, c’est une réplique qui a été placée sur le squelette. La vraie a été présentée à côté. © AFP Angela Weiss

Un spécimen de T-Rex parmi les plus complets au monde a été vendu mardi, 31,8 millions de dollars lors d’une vente organisée par la maison Christie’s à New York, quadruplant le record pour un dinosaure aux enchères. L’estimation initiale proposée par Christie’s se situait entre 6 et 8 millions de dollars.

Un précédent T-Rex avait été vendu en octobre 1997 chez Sotheby’s pour 8,4 millions de dollars au Field Museum of Natural History de Chicago. Seule une cinquantaine de T-Rex ont été découverts depuis le premier, en 1902.

Haut de 4 mètres et long de 12, ce T-Rex baptisé Stan devait peser de son vivant de sept à huit tonnes. Vieux de 67 millions d’années, il a été découvert en 1987 près de Buffalo, dans le Dakota du Sud. Des paléontologues de l’Institut de recherche géologique de Black Hills, dans le Dakota du Sud, ont consacré plus de 30 000 heures de travail à le déterrer et à reconstituer son squelette, formé de 188 os.

Il a depuis servi à des moulages destinés à des dizaines de musées dans le monde, désireux d’acquérir une copie de ce Tyrannosaurus rex d’exception, mort à une vingtaine d’années, selon les estimations des chercheurs. Ironie, la vente prévoit que l’acquéreur n’aura pas le droit de reproduire Stan en trois dimensions.

La vente intervient à la suite d’un différend entre administrateurs de l’Institut de recherche géologique de Black Hills. La loi autorise la vente lorsque le spécimen a été découvert sur un terrain privé, ce qui est le cas en l’espèce.

« Il n’y a pas beaucoup de squelettes complets », avait expliqué à l’AFP, avant la vente, James Hyslop, responsable du département instruments scientifiques, globes et histoire naturelle chez Christie’s à Londres. « Les occasions d’acquérir un T-Rex aussi complet ne se présentent qu’une fois par génération », avait assuré le spécialiste, qui prenait les ordres, durant la vente, du collectionneur qui l’a emporté. « Il deviendrait la pièce maîtresse de n’importe quel musée d’histoire naturelle. Le T-Rex a le statut d’icône, c’est LE dinosaure qui attire les foules. », avait fait valoir James Hyslop.