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Moins d’une personne sur un million. Telle est la proportion d’individus qui serait atteinte d’une maladie neuromusculaire rare, la dystrophie musculaire des ceintures de type 1F, causée par un défaut génétique. Mais, comme viennent de démontrer des chercheurs espagnols, ledit défaut génétique conférerait un avantage inattendu : une résistance au virus de l’immunodéficience humaine (VIH). 

Dans leurs travaux publiés dans PLOS Pathology, les chercheurs infectent des cellules impliquées dans la réponse immunitaire avec le VIH. Constat : les cellules des patients - contrairement à celles des personnes saines - bloquent la primo infection du virus. La raison ? Les patients portent une mutation du gène de la transportine 3 (TPNO3), qui empêche au VIH de pénétrer dans le noyau des cellules, sans quoi sa prolifération dans l’organisme est inéluctable. 

À présent, la communauté scientifique répertorie deux mutations qui procurent une immunité contre le VIH. La première avait été découverte dans le gène CCR5, présente chez le “patient de Berlin”, Timothy Brown, guéri du VIH suite à une greffe de cellules-souches.