Journal des pôles Publié le , mis à jour le

Détecteur de pollen

Deux capteurs installés face à la ligne d'horizon : ce sont les traces discrètes d'une recherche scientifique pour le moins énigmatique près de la station Dumont d'Urville, en Terre Adélie. Objectif : la reconstitution des masses d'air responsables du transport du pollen sur une très longue distance, en provenance de territoires lointains comme l'Amérique du Sud. 

Un épisode de la série "Journal des pôles".

Réalisation : Françoise Augier

Production : Universcience, Ipev, CNRS Images

Année de production : 2012

Durée : 1min28

Accessibilité : sous-titres français

Détecteur de pollen

Station Dumont d'Urville, Terre Adélie, le 10 février 2007

Derrière mes lunettes, ce sont de vastes espaces nus, glacés, déserts. Le vent et le froid règnent en maître. Je sens la pureté de l’air, de la glace, la douceur d’une lumière inoubliable. Certains verraient peut-être l’emprise visible de l’homme réduite à néant. Et pourtant… là, deux capteurs se dressent face à la ligne d’horizon, traces discrètes d’une recherche scientifique pour le moins énigmatique. Installée face au vent, la girouette se dresse là, dans l’espoir de capturer du pollen en provenance d’autres territoires lointains, comme l'Amérique du Sud. Si tel est le cas, et cela est déjà observé au pôle Nord ou au Groenland, la distribution des plantes émettrices et la saison de capture sur ces filtres permettront de reconnaitre les masses d’air reconstituées qui sont responsables de ce transport sur une très longue distance.

Ce continent, mémoire de l’histoire de notre Planète, est-il alors vraiment protégé par son isolement, son climat inhospitalier et par le traité de l'Antarctique ? Les conséquences d’une activité humaine lointaine de milliers de km, y sont aujourd’hui pourtant bien perceptibles.

Réalisation : Françoise Augier

Production : Universcience, Ipev, CNRS Images

Année de production : 2012

Durée : 1min28

Accessibilité : sous-titres français