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Juin : couleuvres et orchidées dans les prémices de l’été

Alors que les cerises mûrissent, que les orchidées se font passer pour des insectes et que les bébés animaux se lancent dans l’aventure de la vie, voici déjà venir l’été, avec notamment la couleuvre qui se faufile dans les tas de pierres. Elle est étudiée par les chercheurs du Centre d’études biologiques de Chizé, car elle est un excellent indicateur de la qualité du milieu naturel.

Un épisode de la série « SuperNaturel ».

Réalisation : Véronique Kleiner

Production : Universcience, Picta productions, CNRS Images

Année de production : 2015

Durée : 4min17

Accessibilité : sous-titres français

Juin : couleuvres et orchidées dans les prémices de l’été

SUPERNATUREL JUIN COMMENTAIRE

Souvenez vous c’était le printemps, le soleil a fait pousser les violettes, les paquerettes et fleurs des champs, les arbres ont sorti leurs feuilles. Insectes, oiseaux, lézard, écureuil, débordent soudain d’activité. c’est aussi le temps de l’amour, les bébés sont nés et vont découvrir le monde !

Générique

Lever du jour au mois de juin sur les cerisiers. Les fruits seront bientôt murs, le verger s’éveille au soleil, les lapins rentrent se coucher. En véritable équilibriste,  l’écureuil se fait un petit déjeuner de cerises, alors qu’elles sont encore vertes !

Je cherchais des coquelicots, j’ai trouvé des orchidées. Orchidées frelons, bourdons, orchidées araignées, ces fleurs se font passer pour des insectes pendant que cette araignée crabe essaye elle de se confondre avec une marguerite, avec plus ou moins de succès d’ailleurs. Ces thomises peuvent changer de couleur et varier du blanc au jaune, comme des caméléons. Et comme elles chassent à l’affut, sans toile, elles ont intérêt à rester toujours sur des fleurs de ces couleurs. Sinon, elle est vraiment trop visible. gare aux oiseaux !

21 juin, ça y est, l’été est arrivé!  Il fait beau. Bien au calme sur un pyrèthre, des stenopteres s’accouplent encore . Il y a des cétoines dorés partout, celui là savoure une fleur de chicorée, d’autres s’aiment activement, ce troisième sur une fleur de pissenlit risque d’être le repas d’une huppe fasciée, élégante dans sa robe à rayure.

C’est le moment ou les jeunes sortent de leur tanière ou de leur nid. Certains se lancent à l’assaut du monde, d’autres comme ces jeunes faucons crécerelles ont l’air beaucoup plus hésitants.

Au bout de quelques heures angoissantes,  il finira par s’envoler et rejoindre ses frères et soeurs. Leurs parents ne les nourrissent plus au nid, et les obligent ainsi à se lancer dans le vide.

La mère chatte, elle, apporte quotidiennement des lapins à ces petits tout autant pour les nourrir que pour les faire jouer à la chasse. Le jeune faucon fait pareil, il joue avec un bout de bois comme si c’était une souris.  Et le renardeau joue aussi.

Invisibles en juin, les couleuvres ne laissent en signe de leur présence que leurs mues abandonnées comme pour nous narguer.

Des biologistes étudient de près les couleuvres.  En effet ces serpents vivent sur de petits territoires et les étudier permet de connaître de façon précise la qualité d’un milieu. Ils ont une nourriture variée, ils vivent longtemps. Les études en cours ont montré que les couleuvres sont contaminées par des pesticides comme le DDT interdit depuis plus de 40 ans. Elles subissent également les effets des perturbateurs endocriniens, qui modifient leur croissance, leurs qualités reproductives et leurs chances de survie. Ces animaux peu aimés sont en train de disparaitre de nos paysages. Pourtant il existe une façon simple de les aider: laisser pousser les ronces et la broussaille, planter des haies, laisser au sol des tas de cailloux.

Réalisation : Véronique Kleiner

Production : Universcience, Picta productions, CNRS Images

Année de production : 2015

Durée : 4min17

Accessibilité : sous-titres français