Jusqu’ici tout va bien. C’est ce que doivent penser les techniciens chinois qui doivent, le premier décembre, poser sur la Lune la sonde Chang’ E 5.

Les dernières nouvelles reçues sont bonnes. La sonde de 8 tonnes s’est mise en orbite lunaire le 28 novembre. Le lendemain, l’orbite a été circularisée à 200 km au-dessus du sol. Le 30 novembre l’atterrisseur s’est séparé de l’orbiteur et il se prépare à se poser aujourd’hui sur la Lune. Le lieu d’atterrissage est une région plate, recouverte de lave. Celle-ci semble être plus jeune que les échantillons rapportés sur Terre dans les années 70.

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L’atterrisseur de Chang' E 5 s’éloigne de l’orbiteur, sur fond de paysage lunaire. ©CCTV

Si tout va bien, l’atterrisseur, une fois posé, doit déployer un bras, muni d’une pelle et d’une foreuse. Des échantillons de sol seront prélevés et transférés dans un étage de remontée. Cet étage doit redécoller, rejoindre l’orbiteur en orbite lunaire, transférer les échantillons dans une capsule hermétique.

Cela fait, l’étage revenu de la Lune sera largué, puis l’orbiteur reprendra le chemin de la Terre. À proximité de notre planète, la capsule contenant les échantillons sera éjectée. Elle pénètrera dans l’atmosphère à plus de 10 km par seconde et devrait se poser, probablement le 16 décembre dans une région désertique de Mongolie intérieure.

Tout ceci est plus facile à dire qu’à faire. L’an passé, deux sondes, une israélienne et l’autre indienne, se sont écrasées en tentant de se poser sur la Lune. La Chine a déjà réussi deux atterrissages en douceur sur la Lune. La manœuvre la plus impressionnante et la plus difficile est le rendez-vous automatique en orbite lunaire de l’étage de remontée avec l’orbiteur. Ce rendez-vous loin de la Terre n’a jamais été tenté par quiconque.

Si la mission Chang’E 5 réussit, la Chine aura montré qu’elle maitrise toutes les techniques liées aux vols interplanétaires.