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Forte du soutien de plus de deux millions de citoyens, « l’Affaire du siècle » arrive aujourd’hui devant la justice, une étape clé pour les défenseurs du climat qui espèrent la reconnaissance d’une défaillance de l’État dans la lutte contre le changement climatique.

 Action des ONG portant « l'affaire du Siècle », le 14 janvier 2021 à Paris © AFP Thomas Samson

Action des ONG portant « l’affaire du Siècle », le 14 janvier 2021 à Paris © AFP Thomas Samson

Deux ans après le lancement de cette procédure, les quatre ONG requérantes –Notre Affaire à tous, Greenpeace France, Fondation Nicolas Hulot et Oxfam France – retrouvent les représentants de l’État devant le tribunal administratif de Paris. Et pour bien rappeler le soutien sans précédent des citoyens ayant signé une pétition une pétition en ligne, une affiche géante a été installée jeudi matin sur le sol des bords de Seine proclamant : « Nous sommes 2,3 millions ».

« Si l’Affaire du siècle gagne, ce serait une décision historique pour la justice climatique en France. Ça mettrait le politique face à ses contradictions écologiques : beaucoup de discours et très peu d’actes », a indiqué Cécilia Rinaudo, coordinatrice de Notre Affaire à tous. « Ça fait des années que les gouvernements font de belles paroles pour le climat, que la France se positionne en championne du climat au niveau international et les résultats ne sont toujours pas là », a-t-elle ajouté.

Un militant écologiste participe à une action le 14 janvier 2021 à Paris pour attirer l'attention sur le procès intenté à l'État par plusieurs ONG © AFP Thomas Samson

Un militant écologiste participe à une action le 14 janvier 2021 à Paris pour attirer l’attention sur le procès intenté à l’État par plusieurs ONG © AFP Thomas Samson

Mais une décision définitive de la justice française n’est pas pour demain. Jeudi, les conclusions du rapporteur public, dont les parties ont reçu un aperçu, seront écoutées avec attention, même si elles ne se seront pas nécessairement suivies par le tribunal. 

« Nous sommes optimistes à la lecture du sens des conclusions du rapporteur », assure Cécilia Rinaudo. Selon des sources concordantes, il devrait demander la reconnaissance d’une faute de l’État à respecter ses propres engagements de réduction d’émissions de gaz à serre.