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Encelade, vu à contre-jour par Cassini. Les geysers venant du sous-sol sont visibles en bas de l'image ©Nasa/JPL

Encelade, l’un des satellites de Saturne, a été sous les yeux de la sonde américaine Cassini durant plus de 10 ans. Cette petite lune d’environ 500 km de diamètre est essentiellement composée d’un mélange de roches et de glace d’eau. Mais elle se distingue surtout par son océan, caché sous le pôle sud, qui alimente des geysers crachant de la vapeur d’eau mélangée à des grains de glace.

Lors de chacun de ses passages à proximité d’Encelade, Cassini a engrangé des données, des spectres, et des mesures. Tout ceci est dépouillé, utilisé et le sera encore durant des années. Et c’est l’étude de ces données, enregistrées il y a quelques années, qui permet aujourd’hui à la Royal Astronomical Society d’annoncer la découverte de molécules organiques complexes dans les panaches des geysers du pôle sud d’Encelade. Ces molécules ont été détectées lors des survols de la sonde entre 2004 et 2008. Elles ont ensuite été analysées par deux instruments : le spectromètre de masse ionique et neutre (INMS) et l’analyseur cosmique de poussière (CDA). Ces deux instruments ont déterminé qu’il s’agissait d’amines, des molécules organiques contenant de l’azote et de l’oxygène.

Ces molécules sont importantes pour produire des acides aminés, qui sont les bases de la vie. Ces résultats ne signifient pas pour autant qu’il y a de la vie dans l’océan d’Encelade, mais qu’une chimie complexe y est à l’œuvre.

Encelade se révèle un lieu fascinant, malheureusement aucune mission spatiale n’est prévue pour l’instant en direction de ce satellite de Saturne