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Décollage d'une fusée Soyouz du Centre spatial guyanais (CSG) en novembre 2018 à Kourou © Agence spatiale européenne/AFP/Archives JM GUILLON, HO

Décollage d'une fusée Soyouz du Centre spatial guyanais (CSG) en novembre 2018 à Kourou © Agence spatiale européenne/AFP/Archives JM GUILLON, HO

Le tir de la fusée Soyouz prévu dans la nuit de lundi à mardi en Guyane française pour mettre en orbite un satellite militaire d’observation de la Terre des Émirats arabes unis a de nouveau été reporté du fait d’un problème technique, a indiqué Arianespace.

La société qui commercialise les lancements a indiqué dans un communiqué avoir « décidé d’interrompre la chronologie finale » du tir, « 5 minutes et 3 secondes avant le décollage », qui était prévu lundi à 22 h 33 en Guyane (1 h 33 GMT mardi). Ce tir avait déjà été reporté, dimanche soir, en raison d’une météo défavorable et d’un risque de foudroiement en vol.

Cette fois, le motif du report invoqué est un problème de réception de données. « Le lanceur envoyait des données, mais le service de sauvegarde ne les recevait pas », a déclaré Arianespace. Ce service de sauvegarde est « un service du CNES (Centre national d’études spatial) chargé de la neutralisation du lanceur – ce qui ne signifie pas forcément sa destruction en vol, cela peut être l’arrêt des moteurs ou autre – et ce service a besoin des données du lanceur », a-t-on encore précisé au sein d’Arianespace.

Pour ce type de lancement, à une heure précise sans fenêtre de tir, tout arrêt de la chronologie équivaut à un report du tir. « Les orbites de ce type de satellite optique en orbite basse nécessitent de lancer à un moment précis, ce qui n’est pas le cas des satellites géostationnaires par exemple », a encore indiqué Arianespace.

Arianespace annonce viser un nouveau tir à la même heure, mardi à 22 h 33, heure de Guyane (1 h 33 GMT mercredi). Les Émirats arabes unis avaient souhaité retarder le plus longtemps possible toute publicité autour de la date précise du tir de leur satellite militaire FalconEye, après avoir perdu un satellite identique lors du premier échec du lanceur léger Vega, alors pour la première fois sorti de sa trajectoire en juillet 2019. L’identité du satellite à lancer par Soyouz n’était ainsi apparue que dimanche sur le site d’Arianespace.