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Plus de six millions d'abeilles ont été euthanasiées cette semaine sur la côte Est de l'Australie pour tenter d'éliminer un parasite dévastateur, le Varroa © AFP/Archives Gregory Plesse

Plus de six millions d'abeilles ont été euthanasiées cette semaine sur la côte Est de l'Australie pour tenter d'éliminer un parasite dévastateur, le Varroa © AFP/Archives Gregory Plesse

Plus de six millions d’abeilles ont été euthanasiées cette semaine sur la côte Est de l’Australie. Les autorités tentent d’éliminer un parasite dévastateur, le Varroa, qui s’est propagé en dépit d’un confinement des ruches. L’écologiste spécialisée dans l’apiculture Jay Iwasaki, de l’université d’Adélaïde, a qualifié de « petit vampire » le Varroa, un minuscule parasite qui se nourrit de larves d’abeilles. Il peut également propager « des virus très graves » parmi les colonies d’abeilles non originaires d’Australie mais vitales pour l’industrie agricole du pays. « Même si cette invasion est éradiquée, les échanges internationaux amèneront continuellement en Australie des abeilles contaminées », selon lui. 

L’Australie est le seul grand pays producteur de miel où le Varroa n’est pas déjà endémique, ce qui a entraîné un confinement des ruches pour des raisons de biosécurité après sa détection à la frontière du pays en début de semaine. Les ruches situées dans un rayon de dix kilomètres autour de quatre zones où la présence du Varroa a été repérée doivent être détruites. Les apiculteurs de Nouvelles-Galles du Sud vivant dans les zones non touchées ne pourront pas déplacer les ruches, les abeilles, le miel ou les rayons de miel jusqu’à nouvel ordre. 

Quelque 600 ruches ont été détruites depuis qu’a été détectée la présence de cet acarien et elles abritaient entre 10 000 et 30 000 abeilles chacune, a affirmé le ministre de l’Agriculture de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, Dugald Saunders. « C’est beaucoup d’abeilles », a-t-il reconnu, tout en précisant que ce nombre était susceptible d’augmenter. 

Selon M. Iwasaki, si l’acarien s’implante, cela pourrait être une bonne nouvelle pour les abeilles autochtones qui ne sont pas affectées par ce parasite. Les abeilles autochtones sont en concurrence avec les abeilles sauvages pour butiner des ressources qui se raréfient, un problème exacerbé par la perte d’habitat, notamment le défrichement et les catastrophes climatiques qui affectent l’île-continent.