Petite histoire du cinéma scientifique Publié le

Haroun Tazieff, l'avaleur de lave

Le volcanologue Haroun Tazieff (11 mai 1914 - 2 février 1998) a fait partager sa passion des volcans au grand public. C'est aussi l'un des pionniers du film documentaire. Un épisode de la série "Petite histoire du cinéma scientifique".

Réalisation : Robert Nardone

Production : Cité des sciences et de l 'industrie

Année de production : 2009

Durée : 3min44

Haroun Tazieff, l'avaleur de lave

Titre : Haroun Tazieff : Garouk l’avaleur de lave

Durée (avec générique début et fin) 03:52

Duration (with credits)

Liste des dialogues

Dialog list

Seq1 : La terre

00:17

Le géologue et volcanologue Haroun Tazieff a consacré sa vie à étudier les volcans du monde et à les filmer pour notre plus grand plaisir.

Seq2 : Globe et Tazieff

01:26

 Au commencement de l’aventure scientifique, il y a le volcan. Un volcan c’est une montagne qui crache du feu. La demeure du diable.  Ici c’est le Niracongo, au Congo, en Afrique de l’est. Pour l’étudier il faut tout un arsenal d’instruments de mesure : sismographe, inclinomètre, extensomètre, magnétomètre et surtout une bonne paire de chaussure de montagne. Et des porteurs.

Ce matériel est suffisant pour faire un bon volcanologue. Si on rajoute une caméra, on obtient un volcanologue-cinéaste. Haroun Tazieff en personne. Garouk pour les intimes.

01:01

Seq3 : Tazieff a la caméra

 Pour atteindre le cratère du Niracongo, Tazieff doit traverser une forêt qui est la plus grande demeure de gorilles de l’Afrique de l’est. Un cratère, c’est un grand trou rond ou presque rond qui se trouve au sommet ou parfois sur les flancs d'un volcan. L’ascension est souvent longue et pénible. Mais Tazieff est un ancien rugbyman et un bon grimpeur. Le cratère du Niracongo, se trouve à 3470 mètres d’altitude, ses pentes sont très raides et ses coulées de lave sont les plus rapides du monde.

01:28

Seq4: Tazieff en combinaison

Arrivé enfin au bord du cratère, le spectacle est grandiose et fait oublier la fatigue de l’ascension. Mais Tazieff n’est pas au bout de ses peines. Il n’est pas venu pour s’émerveiller mais pour étudier. Afin de mieux mesurer pour bien comprendre le phénomène volcanique, il doit se rapprocher au plus près de la marmite du diable. Faisant fi du danger Tazieff affronte la roche en fusion. Comme il disait lui-même : Les volcans c’est très simple. A 6 mètres on ne sent rien. A 4 mètres on a chaud. A 2 mètres on brûle. Dans ses films Garouk s’approche à 3 mètres de Lucifer et se met à le filmer sans se soucier de la chaleur.

02:02

Seq5 : Avion

Eternel voyageur, aventurier des profondeurs terrestres, tel le professeur Lidenbrock du roman de Jules Vernes, Garouk partage sa vie entre les entrailles volcaniques, leur étude scientifique  et les salles de montage.

Au cours de ses diverses escales parmi les hommes, il arrive que le monde gronde autant que ses volcans.

02:21

Seq6: Prélèvement de lave, mesures, bivouac.

D’un volcan l’autre, au dessus comme au dessous, Garouk ne se contente pas de ramener des images du tonnerre qu’il filme comme un soldat sous la mitraille. Il écoute, scrute, prélève. Il mesure la température, 1200°C pour la lave au moment de l’éruption. C’est dire qu’il y fait chaud.

02:44

Après avion

Mais Garouk est fasciné par la violente beauté du magma bouillonnant et des plis majestueux de la lave enfin refroidie. Il aime autant ce jeu physique avec le feu au risque permanent de s’y brûler les ailes, que le plaisir intellectuel de la recherche scientifique et la joie de le faire partager.

03:02

Seq8 :Conclusion

Tazieff a été le premier à réaliser un film de long métrage dont l’acteur principal était un volcan. « Les Rendez-vous du diable » sorti en 1959, a fortement marqué les esprits et ouvert de nombreuses vocations scientifiques. Sans oublier l’admiration des cinéastes de la nouvelle vague. Jean-Luc Godard écrivait « Haroun Tazieff est un homme admirable dont le sport se partage l’âme avec la poésie. Il faut avoir vu les « Rendez-vous du diable » comme il faut avoir lu « Une saison en enfer » 

Réalisation : Robert Nardone

Production : Cité des sciences et de l 'industrie

Année de production : 2009

Durée : 3min44