Grand et petite Publié le

Une question d’alimentation

Les besoins nutritionnels spécifiques des femmes n’ont été pris en compte qu’à partir des années 70. Auparavant, on pensait qu’étant plus petites que les hommes, elles avaient moins de besoins qu’eux ! Un cercle vicieux dont semblent aussi sortir les pays en développement.

Un épisode de la série « Grand et petite ».

Réalisation : Véronique Kleiner

Production : Point du Jour, PICTA productions, CNRS IMages, CNDP, avec la participation d''Universcience

Année de production : 2013

Durée : 4min22

Accessibilité : sous-titres français

Une question d’alimentation

La taille moyenne d’une population varie au cours du temps. Les américains du nord qui étaient les plus grands dans les années 50 ont cessé de grandir. Leur taille moyenne diminue depuis les années 70. Ils ont été dépassé par les européens du nord qui sont actuellement les plus grands dans le monde, avec une taille moyenne de 1,78 pour les hommes et 1,70 pour les femmes. Les français sont plus petits, 1 ,75 pour les hommes, 1,60 pour les femmes.

En Asie, les japonais sont les plus grands, en voie d’être rattrapés par les chinois qui devancent les autres pays asiatiques.

En Afrique, la taille varie de 1,30 pour les populations les plus petites à une taille proche de celle des hollandais pour certaines populations d’éleveurs nomades.
Dans tous les cas, vous l’avez remarqué, les femmes sont plus petites.

La taille est affectée par l’alimentation pendant l’enfance et les phases de croissance.

Certains aliments sont nécessaires pour atteindre son potentiel de croissance, le calcium et des acides aminés indispensables que nous ne synthétisons pas et qui ne se trouvent que dans la viande, les œufs, le poisson, les laitages.

Ce n’est que dans les années 70, 80 que l’on s’est intéressé aux besoins nutritionnels des femmes.  Il était admis auparavant qu’étant plus petites, elles avaient moins de besoin que les hommes. Seulement, les femmes ont des règles, elles tombent enceintes, allaitent leurs enfants. Elles ont des besoins nutritionnels qui ont été largement sous estimés.

Les femmes en âge d’avoir des enfants ont besoin de 5 fois plus de fer que les hommes et devraient manger 30% de proteines animales en plus.

La sous nutrition dans le monde est toujours préoccupante. Elle touche plus spécialement les femmes et chez les enfants les filles. De nombreux programmes de l’oms tentent d’y remédier.

La sous nutrition des femmes bénéficie aujourd’hui de programmes spécifiques de la part des organisations internationales. Mais dans le passé, qu’en était il ?

Ce sont les historiens qui pourront nous en dire plus.

Transcription Vilar/ question d’alimentation

pregnant women have special nutritional requirements.

There are perhaps 2 nutrients that require special attention, one is iron. Iron is mostly found in animal protein and red meat and the maximum source is liver. many women start pregnancy with already low levels of iron which is associated with anaemia and the possibility of bleeding and post-partum haemorrage.

And the other nutrient is calcium; basically milk, cheese and related products

most of the developing countries, Their women are – they have been malnourished since they were born. she will have to take nutrients from her own body and consume her own fat.  That is the problem that will increase more her nutritional deficiency .

the good news is that the situation is very dynamic and that improvements can be obtained in a relatively short period of time:  one or 2 generations.    

Voice over Vilar

Les femmes enceintes ont des besoins nutritionnels specifiques.
Il y a 2 nutriments auxquels il faut faire attention. Le premier c’est le fer. On le trouve généralement dans les proteines animales, la viande rouge. C’est dans le foie qu’il y en a le plus.

Beaucoup de femmes commencent une grossesse avec déja un taux de fer bas, ce qui provoque de l’anémie, des risques de saignement et d’hémorragies après l’accouchement.

L’autre nutriment c’est le calcium, le lait, le fromage, tous les produits laitiers.

Dans beaucoup de pays en développement, les femmes sont mal nourries depuis leur naissance. Elles devront puiser dans leur propre corps et dans leurs reserves en graisse. Cela va augmenter leurs carences nutritionnelles.

La bonne nouvelle c’est que c’est une situation trés dynamique et que des ameliorations peuvent être obtenues rapidement, en une ou deux generations.

Réalisation : Véronique Kleiner

Production : Point du Jour, PICTA productions, CNRS IMages, CNDP, avec la participation d''Universcience

Année de production : 2013

Durée : 4min22

Accessibilité : sous-titres français