On a survolé la Terre Diffusé le

Le plateau des Guyanes

Clémentine et Adrien, à bord de leur frêle esquif, survolent les paysages majestueux au cur du bassin amazonien. Tous les superlatifs sont nécessaires pour décrire la canopée qui se trouve à 60 mètres de hauteur, les chutes vertigineuses de Kaieteur de 220 mètres, leur débit de 700 mètres cubes à la seconde... 

Réalisation : Clémentine Bacri, Adrien Normier et Samy El Hourch

Année de production : 2013

Durée : 4min11

Accessibilité : sous-titres français

Le plateau des Guyanes

- Moi, c'est Clémentine. - Moi, c'est Adrien. - On est tous les deux passionnés d'aviation... - ...et aussi de voyage. [- On a décidé de parcourir la planète... - ...pour mieux la comprendre et essayer de nous rendre utiles. - Nous voilà donc, embarqués dans un tour un monde en 14 mois, à bord de notre avion ultra-léger. - L'objectif ? Découvrir la Terre depuis le ciel! - Pour traquer les phénomènes étonnants et les paysages hors du commun ! Aujourd'hui, nous nous envolons pour l'Amérique du Sud. Notre destination ? Le plateau des Guyanes ; un gigantesque massif forestier s'étendant le long de l'équateur, au cœur du bassin amazonien. Nous effleurons la canopée du bout des ailes. Les arbres atteignent parfois plus de 60 m de haut. Sous cette épaisse couche de feuillage se dissimule une biodiversité exceptionnelle : près de 40% des espèces animales et végétales vivant ici, n'existent nulle part ailleurs. Au milieu de la plaine, d'étranges montagnes semblent soudain surgir de nulle part. Ce sont les tepuys. Façonnés par l'érosion depuis des millions d'années, ces hauts plateaux entourés de falaises abruptes, sont encore presque vierges de toute présence humaine. De leurs sommets, s'élancent parfois des cascades vertigineuses. Nous voici au-dessus de la chute de Kaieteur, où près de 700 m3 d'eau s'écoulent chaque seconde. En langue amérindienne, "Guyane" signifie "Terre des eaux abondantes". Sous nos pieds, d'innombrables rivières serpentent au cœur de la forêt profonde. Nous décidons de suivre le fil de l'eau et atteignons désormais le réservoir de Brokopondo. Ce lac artificiel est né de la construction d'un barrage sur le fleuve Suriname, il y a 50 ans. Sur plus de 1500 km², des millions d'arbres se tiennent encore debout sous les flots. Cette étape de notre voyage s'achève sur le rivage de l'océan Atlantique. Nous voici à présent au-dessus d'une vaste mangrove. Avec leurs racines proéminentes, les palétuviers s'accrochent pour résister aux courants et offrent un havre de paix unique à des milliers d'espèces. Sur ce territoire sauvage et inexploré, où l'eau et la terre s'unissent en harmonie, notre intrusion semble presque inopportune. Nous prenons donc de la hauteur. Nous nous éloignons en douceur pour laisser la nature reprendre toute sa place.

Réalisation : Clémentine Bacri, Adrien Normier et Samy El Hourch

Année de production : 2013

Durée : 4min11

Accessibilité : sous-titres français